[COLOR=blue][SIZE=14]Devenir de l'assurance en France[/COLOR]
- Malgré l’accroissement sensible du nombre de fusions et d’acquisitions, le nombre d’acteurs ne cessera paradoxalement d’augmenter sous la double influence de l’internationalisation du marché et de l’arrivée de nouveaux intervenants (distributeurs, médias, associations..). Certains d’entre eux sont déjà prêts à diminuer leurs marges pour prendre rapidement des parts de marché ou à payer cher des accès aux clients quitte à acheter et/ou à s’associer à des réseaux, à des banques… . Pour l’ensemble des acteurs, la période se caractérisera donc par une
véritable course aux bons clients.
- Des « méga-groupes » vont aussi se constituer pendant cette période. Ils résulteront de la fusion entre de grands « champions nationaux » type AXA-BNP ou Crédit Agricole-Crédit Lyonnais, ou « inter-nationaux ». Ces groupes assur-banques seront multi-métiers et agrégeront des mutuelles, des fonds de pension, des compagnies d’assurance, des caisses de retraite… Pour ces acteurs, c’est la puissance financière et le fait de situer parmi les tout premiers acteurs mondiaux qui compteront.
- La transposition effective en France des directives européennes notamment dans le domaine de la Mutualité contribue directement au vaste mouvement de rapprochements et d’alliances qui concernent dans un premier temps les acteurs nationaux (2004-2010) avant de prendre une dimension véritablement internationale (à partir de 2010). De nouveaux acteurs issus de l’économie sociale et solidaire vont émerger dont la puissance pourra dépasser celle de certaines compagnies d’assurances actuelles.
La primauté donnée au « marché » et à la « taille » conduit automatiquement les organisations à compléter leur stratégie par une double orientation :
- l'orientation-client a pour but d’organiser l’entreprise « autour du client » afin de pouvoir accroître sa réactivité, le conquérir, le satisfaire, mieux le fidéliser et générer des revenus multiples,
- le travail en architecture ouverte permet d’accueillir des partenariats multiples issus notamment de métiers variés, d’intégrer les mutations technologiques, de gérer la cohabitation de canaux de distribution multiples …
Pendant la période 2007-2010, les acteurs de l’assurance vont progressivement distinguer (voire séparer) les activités de "back" et de "front office".
- les premières vont faire l'objet d'une très forte "industrialisation" qui va nécessiter d'importants investissements notamment dans le domaine informatique et téléphonique, d’où des mises en commun de moyens, des partenariats, des rapprochements et des fusions d’acteurs et le développement de l'infogérance et des dlocalisations.
Cette industrialisaton modifiera durablement l’organisation du travail et aura un impact sur les processus d'élaboration et de gestion des offres. Elle permettra notamment de réaliser rapidement des gains de productivité, de rationaliser les offres et les processus. Il faudra cependant bien veiller à la taille gérable des projets (en temps et en coûts) et ne pas perdre de vue la rentabilité des sommes engagées.
- les secondes prennent en compte un contexte concurrentiel très agressif qui nécessite le déploiement de canaux de distribution et de réseaux relationnels nombreux et variés. Afin de mieux fidéliser des clients de plus en plus sollicités et d'optimiser ces investissements, la tendance sera à la distribution d'offres élargies et connexes à l'assurance et à la banque. La capacité à gérer la relation client (y compris dans son évolution socio-économique) dans un contexte marqué par une complexité grandissante (offres multiples, canaux multiples, concurrence multiple,, incertitude juridique...) constituera un enjeu stratégique .[/SIZE]